Attiré par les véhicules de collection, je décidais de franchir un grand pas et de tenter de restaurer moi-même une voiture ancienne. Nayant aucune expérience de ce "métier", jai toujours repoussé mon projet jusquau jour ou un ami, véritable passionné de PANHARD, ma contaminé avec le virus P.L. en me montrant ses deux PANHARD 24 CT. Il les avait restaurées lui même et il les avait même utilisées en VEC.
Cétait en juin 1995. Je lui parlais de mon projet, pour ne pas dire rêve : restaurer un véhicule de collection. Il me proposa spontanément de me guider dans ma restauration si je choisissais une ... PANHARD!
Après létude complète de la gamme, jai été attiré par la 24 BT (coupé plus spacieux quune 24 CT ou quune Bagheera!). Et, en juillet 95, je devenais lheureux propriétaire dune épave de 24 BT :

Epave était le mot approprié. Le démontage complet de la carrosserie et de lintérieur ma fait découvrir létendue des dégâts. Jai alors pris conscience quil ne me faudrait pas un été pour la restaurer mais 1 à 2 ans. Dailleurs sans le soutien de mon ami, cette voiture serait partie en pièce détachée.
Il est vrai que trouver une 24 en un mois, pour un prix de 4500F livrée, était un miracle réalisé bien étendu par les petites annonces de LVA. Mais je comprends maintenant pourquoi personne nen voulait. Seul un jeune inexpérimenté comme moi a été assez fou ou passionné pour refaire vivre cette voiture.
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Bas de porte fortement corrodés, passage de roue percés, châssis troué (cf. photo 2 et 3), tous ces indices auraient dû me faire comprendre quil pouvait en être de même pour les longerons. Cétait malheureusement le cas pour le coté droit et gauche de cette 24 BT : le doublé gagnant, belote et rebelote...
Après démontage complet de lintérieur (15H du 10 au 23 juillet), de la carrosserie (25h de travail du 24 juillet au 10 août) et de la mécanique (15 heures du 10 au 15 août avec mon ami), je pouvais attaquer début septembre la réparation des longerons.
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